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Terminus Elicius de Karine Giebel.

written by La Vie Couleur Jade 18 août 2016

Auteur: Karine Giebel

Edité chez: Pocket – Collection Pocket noir

Publié en: Octobre 2011

« Chaque pulsation cardiaque faisait monter l’adrénaline. Joie et peur mélangées. De la joie ? Mais pourquoi de la joie, au fait ? Non, c’est plutôt une sorte d’excitation enfantine. L’impression que j’évolue dans un roman policier. Un tueur est amoureux de moi ! Putain ! Y a qu’à moi que ça arrive, ce genre de trucs ! »

Karine Giebel est une auteure que j’ai découvert avec le fabuleux thriller Le purgatoire des innocents qui fut un véritable coup de cœur. J’aime le style d’écriture simple et franc de l’auteur qui ne passe pas par quatre chemins dans ses descriptions, ainsi que sa tendance à créer des personnages torturées et à leur attribuer presque systématiquement une part d’ombre, même lorsqu’ils paraissent irréprochables. Ma PAL contenant beaucoup de romans de Karine Giebel, j’ai décidé d’en lire un maximum lors de mes vacances au Portugal. Je ne ferai pas de chroniques sur tous, mais j’ai décidé de vous parler de Terminus Elicius.

Résumé:

Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu’un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito ? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne ? « Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle. » Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n’aura de terminus qu’au bout de l’enfer…

Mon avis:

Ce livre m’a laissé un peu dubitative! Je l’ai bien aimé globalement, mais ça n’a pas été la folie non plus. Jeanne est un personnage dont on a du mal à cerner le caractère mais j’imagine que Karine Giebel l’a fait exprès car  la jeune femme est englobée dans une sorte de mystère tout au long de l’histoire. On découvre progressivement les troubles psychologiques de celle-ci et le suspens entoure une partie de sa vie qui revient régulièrement dans les pensées de l’héroïne. Je plaçais pas mal d’espoirs dans ce livre, la relation entre Jeanne et Elicius m’intriguait beaucoup et je pense que c’est pour cela que j’ai été un peu déçue. J’aurais aimé que l’auteure pousse les limites de leur relation encore plus loin. Une histoire entre une femme d’apparence ordinaire et un serial killer, voilà qui me fait envie! (D’ailleurs si vous connaissez un livre qui traite de ce genre de romance…) Quant au capitaine Esposito, mis à part le fait qu’il soit en charge de retrouver Elicius je n’ai pas trouvé grand intérêt à sa présence… Il y a de l’idée derrière le personnage mais tout comme les autres, il n’est pas assez approfondi à mon goût.

Globalement le roman m’a happé à certains moments, c’est sûr, mais je trouve que l’histoire n’a pas été poussée autant qu’elle aurait pu l’être et je suis donc un peu restée sur ma faim. Je n’ai pas su m’attacher assez aux personnages et c’est dommage! Quant au dénouement, il m’a encore plus déçue, je m’attendais à quelques choses de plus spectaculaire et de plus surprenant… Vous l’aurez compris cette lecture est une déception! Si vous voulez découvrir Karine Giebel je vous conseille d’autres de ses œuvres comme Le purgatoires des innocents ou encore Les morsures de l’ombre!

« Je ferme les yeux et je pense à vous. (…) À vos yeux que personne ne sait voir, à votre voix que personne ne sait entendre. À votre corps que personne ne sait toucher. »

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